Mercredi 3 juin 2009
Guy-Antoine perturbé par le fait qu’il n’y ait pas son feuilleton habituel « Derrick » (tennis à la place-Roland Garros) ne fait pas sa sieste quotidienne. Il tourne en rond, boit un coup au sous-sol, remonte, redescend, etc….
Vers 17h, il est énervé, il a chaud, je lui demande d’aller se reposer dans le canapé. Il se lève et s’affaisse sur ses jambes en heurtant un petit carreau en verre de la porte. Il a deux coupures. Il saigne beaucoup. J’appelle les pompiers qui le transportent à l’hôpital « les Feugrais » à Elbeuf.
Je le rejoins avec une amie vers 18h pour m’informer et le voir.
Il nous reconnaît parfaitement. Je vois l’infirmière à qui je signale le problème d’alcoolisme de GA. Elle m’explique :
Votre mari a un caillot de sang sur le bras gauche et doit être opéré. Etant alcoolisé (4gr), il doit rester à l’hôpital la nuit du 3 pour être opéré le 4.
Jeudi 4 juin 2009
Je téléphone à l’hôpital. Il a été transféré à l’unité 11, chambre 180, service orthopédie.
On me dit :
Votre mari va passer au bloc dans la matinée
Je lui rends visite le 4 vers 13h30 avec ma sœur Patricia. Il revient dans sa chambre vers 15h. Il est abasourdi et dit des choses incohérentes. « Qu’il a été opéré à vif de la jambe », etc…. L’infirmière m’informe qu’il doit rester une nuit de plus.
Vendredi 5 juin 2009 au matin
Je prends des nouvelles.
On me dit :
Le médecin va voir votre mari ce matin. Il s’est promené nu dans les couloirs cette nuit, on a été obligé de le sangler sur le lit. Il voulait partir. Il est très agité. Il devrait être sortant pour 14h.
Je vais à l’hôpital vers 12h30 toujours accompagnée d’une de mes sœurs. Il perd complètement la tête. Il ne sait plus où il est et pourquoi. Il voit des « bêtes » partout. Je me dis que cela va aller mieux en rentrant à la maison. Je l’aide à s’habiller, il n’est pas en mesure de le faire seul.
L’infirmière ou aide soignante me remet une ordonnance pour acheter le nécessaire pour faire refaire le pansement au bras de GA par une infirmière tous les deux jours et des antibiotiques.
- Au revoir, Monsieur Bécu dit-elle, il faut vous reposer.
Mais GA n’est pas en état. Il délire. Cela continue toute la soirée. Il descend boire un verre de rosé au sous-sol et n’a pas la force de remonter les marches tout seul. Je l’aide avec ma sœur qui rentre chez elle ensuite. Je mets la télévision. Mon mari reste assis près de moi. Il mange un peu, je lui donne ses antibiotiques prescrits par l’hôpital vers 19h. Je l’aide à monter se coucher vers 20h.
Je m’interroge sur le fait qu’il ait été sortant malgré ses propos incohérents et sa faiblesse excessive. Aucune prescription de médicaments autres que les antibiotiques. Je fais confiance au médecin.
Samedi 6 juin
Vers 5h30 du matin, je l’entends se lever et heureusement. (Il serait mort étouffé avec sa langue au sous-sol). Il me dit aller aux toilettes.
Je le suis discrètement quelques minutes plus tard pour voir comment il va.
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||